La ferme aquaponique au JT de TF1, le 11 novembre 2018

Le 6 novembre, je suis contacté par Antoine Delcourt, journaliste de TF1 pour le grand ouest. Il est basé à Caen, et on lui a demandé un sujet sur l’aquaponie destiné à être diffusé pendant un des journaux télévisés du week-end.

Il vient à Cherbourg principalement pour rencontrer Pascal Gaumain, le président de la société AMP (Aquaponic Management Project). Cette société est un bureau d’études qui travaille sur des appels à projet en aquaponie, plutôt des projets d’ampleur. Elle a racheté le seul élevage de saumons en pleine mer de France, Saumon de France, implanté en rade de Cherbourg.

Antoine a eu connaissance de notre existence. Il a pris contact avec moi pour essayer d’ajouter quelques images à son reportage. Son caméraman et lui sont venus à la ferme en fin de matinée, après avoir rencontré M. Gaumain. Visite rapide de nos installations, discussion sur le projet et ma vision de ce que devrait être l’aquaponie, puis début du tournage. On me demande de continuer à bosser normalement (j’installe le circuit de recirculation et la pompe dans le bac tampon), je colle et coupe du PVC.

On se place ensuite de manière à ce que les radeaux apparaissent derrière moi, et Antoine me pose des questions. Combien de fermes en activité, forces et faiblesses de l’aquaponie, intérêt pour le consommateur et placement tarifaire des produits par rapport au bio et au traditionnel. Seule cette partie a été gardée au montage.

Antoine et son caméraman ont passé 40 minutes sur place, et seul un extrait de quelques secondes a été diffusé. C’est un peu décevant, j’espérais un peu plus; toutefois le 20h de TF1 le dimanche, c’est une énorme audience. J’espère que ça contribuera à vulgariser notre mode de production.

Le sujet est à retrouver ici: JT TF1 du 11/11/2018

 

 

Des micro-pousses ??

Nous lançons dès maintenant une gamme de légumes en micro-pousses. Nous appelons micro-pousses des légumes dont la graine a germé et a produit ses premières feuilles, les cotylédons. Les cotylédons n’ont pas la même forme que les feuilles suivantes, les « vraies feuilles », et sont celles qui permettent à la plante d’utiliser la photosynthèse pour acquérir l’énergie nécessaire à son développement futur.

Pour atteindre le stade micro-pousse, la plante n’a pas besoin de photosynthèse ou d’apport racinaire de minéraux; elle n’utilise que le contenu de la graine. Nous faisons germer les graines sur du terreau agréé pour l’agriculture biologique, sans engrais, directement dans la barquette qui sera vendue. De cette manière, les micro-pousses sont vendues vivantes, et vous pouvez les conserver plusieurs jours à température ambiante, à condition de leur laisser accès à la lumière et de les arroser modérément Toutefois, au cours de leur développement, les plantes vont avoir besoin de minéraux pour pouvoir produire ses vraies feuilles. Sans apport extérieur (engrais), elles vont rapidement dépérir après avoir quelques vraies feuilles.

Les micro-pousses sont des concentrés de saveurs, de vitamines, de minéraux et d’énergie. Ceuillez-les aux ciseaux pour agrémenter vos salades ou vos plats, sans les faire cuire. Vous pouvez espérer une seconde récolte lorsque vos coupes permettront à des pousses plus tardives d’accéder à la lumière.

Notre gamme comprend actuellement des micro-pousses de betterave rouge, de basilic, de brocoli, de cresson, de petits pois, de roquette, de tournesol et de trèfle rouge. Elle est amenée à évoluer en fonction des demandes de nos clients.

N’hésitez pas à nous contacter si ces micro-pousses vous intéressent, pour connaître nos disponibilités. Tarif unique 5€ par barquette de 18cm x 14cm.

Travaux de terrassement

Dans cet article, je vais suivre l’avancée des travaux de terrassement pour la création de la ferme. Ils ont lieu sur une parcelle de 7000 m² environ, assez pentue, c’est donc pas mal de boulot pour créer une plateforme de 2000 m² qui accueillera les serres… Au final on devrait obtenir ça:

Et on part de ça:

Pour ajouter à la difficulté, il existe une grosse conduite de gaz qui passe en travers de la parcelle, à 1,50 mètre de profondeur. L’exploitant (GRT Gaz) doit être présent pendant les travaux pour protéger ses installations.

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Interview RadioFrance

On commence à parler de nous…

La Presse de la Manche et La Manche Libre (uniquement accessible en ligne sur abonnement) nous avaient déjà consacré un article chacun; c’est maintenant France Bleu Cotentin qui est venu m’interviewer à la maison. La discussion avec la journaliste a eu lieu autour de mon petit système IBC, dans la véranda.

Vous remarquerez que je zozotte, ça m’a fait bizarre car je ne l’entends plus quand je parle, mais là c’est flagrant 😉

Voici un replay de l’interview :

J’essaierai de suivre la couverture médiatique « au fil de l’eau » dans l’avenir.

Laurent

Commercialiser les poissons en aquaponie ?

C’est une question qu’il faut impérativement se poser quand on envisage une production aquaponique qui excède sa consommation personnelle, comme c’est notre cas. En fonction de la forme sous laquelle les poissons seront vendus, et du type de clientèle, la législation applicable est différente. Les contraintes sont également plus importantes, par exemple pour vendre des filets de poisson à un supermarché qui va les revendre, que pour vendre sur place des poissons vivants.

J’avais posé la question à la DD(CS)PP de mon département, et je vous livre ci-dessous la réponse de l’Administration:

COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE PISCICULTURE en vue de la consommation humaine. Différents statuts sanitaires possibles.

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La Presse de la Manche du 12 février 2018

Dans l’édition du 12 février de La Presse de la Manche, le journaliste Jean-Philippe MASSIEU rend compte d’une interview réalisée la semaine précédente. Le principe de l’aquaponie y est présenté, et il rend compte de nos projets ainsi que de l’état d’avancement actuel. Merci pour cette publication, la première pour la presse papier…

Le lien vers l’article scanné sur Dropbox

 

Campagne de financement participatif

Nous avons lancé fin janvier 2018 une campagne de financement participatif, ou « crowdfunding » sur la plateforme TUDIGO (anciennement Bulb-In-Town). Le but de cette campagne est de récolter des fonds supplémentaires, en complément de notre plan de financement initial, pour réaliser des projets complémentaires. Une telle campagne est aussi une bonne occasion de communiquer sur notre projet auprès de nos futurs clients et auprès des institutions, et de nous faire connaître auprès des médias. Le lien vers la page est ici.

En une semaine, nous étions quasiment à la moitié de notre premier objectif, 1500€ qui nous permettraient d’ajouter à côté de la serre un poulailler, dont les pensionnaires recycleraient les déchets végétaux en œufs frais.

Cet objectif a été atteint aujourd’hui, le 3 février !! C’est une première victoire, il nous reste un mois pour atteindre les paliers suivants. Le prochain, à 3500€, permettrait d’acheter une pompe plus performante, mais plus onéreuse, que celle prévue initialement. Le but de cette acquisition est de diminuer encore nos besoins en énergie, même si notre fournisseur Enercoop nous garantit une énergie d’origine 100% renouvelable.

On compte sur vous pour relayer le projet et la campagne dans votre entourage et vos réseaux. Nous remercions chaleureusement nos contributeurs, ils sont présents dans notre Club des supporters.

Mise à jour: La campagne s’est terminée le 6 mars, avec une collecte totale de 3095€. Bien que le second palier n’ait pas été atteint, nous utiliserons le solde du budget réservé au poulailler pour acquérir une pompe à débit variable, comme prévu.

Merci encore à tout le monde

 

Vue du projet en 3D

Bonjour,

J’ai réalisé une petite animation avec Sketchup, afin que vous puissiez avoir une idée de la forme et de l’organisation dans l’espace de la future ferme. C’est trop volumineux pour être posté ici directement, mais vous pouvez y accéder via Dropbox ici.

N’hésitez pas à commenter, et critiquer, on peut encore modifier certains aspects…

A bientôt,

Laurent

Financement en aquaponie ?

Exemple de vue Projet 3D

Pour ceux d’entre vous qui souhaitent créer une activité commerciale basée sur l’aquaponie, le financement est certainement un sujet d’inquiétude. Cet article vous donnera un aperçu de la manière dont cette étape se déroule pour nous. N’hésitez pas à nous questionner à ce sujet…

Vue de serres multichapelles CMF Groupe
Illustration – Crédit CMF Groupe

Notre projet est dimensionné de manière à ne pas avoir à pousser les murs dans 4 ou 5 ans; ainsi, j’ai recherché un terrain assez grand (1,3Ha), afin d’y installer une grande serre multichapelle (3 chapelles de 9,60 mètres de large, 50 mètres de long, soit 1440 m²). Nous n’envisageons pas d’utiliser toute cette surface immédiatement, seulement la moitié environ. Mais ça nous laisse de la place pour les travaux, et pour doubler la surface de culture quand nos produits se vendront bien (il faut probablement 2 à 3 ans pour fidéliser une clientèle). D’autre part, nous prévoyons également de vivre en famille sous les serres, dans des mobile-homes, au début; nous prévoyons ensuite la construction d’une petite maison sur ce terrain.

Ces choix ont évidemment une influence sur le besoin de financement. Le terrain agricole n’est pas la plus grosse partie (11500€ environ), mais il est en pente, et nécessite un terrassement important (création d’une plateforme de 2000m²). Le terrassement doit aussi inclure les tranchées pour les réseaux (électricité, télécoms et eau de ville), les évacuations des eaux de pluies (et dans notre coin, ça fait du volume), ainsi que le réseau des eaux usées qui doivent être connectées au tout-à-l’égout (douche, cuisine, toilettes). Il est situé au-dessus du terrain, ce qui implique une station de relevage. Au total, le budget terrassement s’élève à 40.000€ environ.

Pour les serres, après plusieurs modifications, nous avons retenu une solution à trois chapelles avec un ouvrant en toiture sur celle du milieu uniquement. Les deux grands côtés de 50 mètres (les long-pans) sont également enroulables et bénéficient de filets de protection anti-insectes. Les deux pignons sont en plexiglas ondulé (Ondex), avec une double porte sur la chapelle du milieu, à chaque extrémité. La serre est entièrement motorisée et équipée d’automatismes qui ouvrent ou ferment les ouvrants en fonction de la température et du vent. Le fabricant se charge de tout le circuit électrique, et du montage car nous craignons de faire des erreurs (ce sera notre première serre). Le budget « serre » est d’environ 50.000€, montage inclus.

Sans rentrer trop dans le détail, les différents matériels nécessaires au montage du système, bassins pour les poissons, pompes, plomberie, bacs de culture et radeaux, représentent un coût d’environ 25.000€.

Soit au total environ 125.000€ nécessaires à faire sortir de terre la Ferme Aquaponique du Cotentin. Notre apport personnel est de 25.000€, il faut donc faire financer les 100.000€ restants.

J’ai fait de mon mieux pour monter un dossier de présentation complet, avec une étude économique sur 5 ans (grâce à un cabinet comptable) et une étude de marché assez poussée. J’ai envoyé ce dossier à plusieurs banques proches de mon lieu d’installation:

  • Le Crédit Coopératif, après étude du dossier, a conclu que cette activité ne faisait pas partie des projets de son cœur de cible. Il n’a pas souhaité m’accompagner.
  • Le Crédit Mutuel a objecté que notre secteur comporte déjà de nombreux maraîchers, et qu’il ne serait pas évident de commercialiser cette production supplémentaire. Mon étude de marché montre pourtant que nous n’avons qu’un seul concurrent en vente à la ferme sur le secteur, et qu’une demande existe.  D’autre part, le conseiller m’a laissé entendre qu’ils auraient mauvaise conscience à me permettre de me planter s’ils me finançaient… Un banquier??
  • La société financière de la NEF, bien connue pour son éthique financière, ne nous a pas donné de réponse définitive à ce jour. Ils ne financeront de toutes façons pas la totalité de l’opération, ils attendent donc de voir si un cofinanceur m’accompagnera. Cependant, ils me proposent de s’engager sur 25.000€, sans exiger de garantie, ni personnelle ni sur le matériel, pour un prêt n’excédant pas 7 ans. J’avais basé mon plan sur des durées de remboursement plus longues (majoritairement 15 ans), il m’a donc fallu revoir ma copie…
  • Le Crédit Agricole ne m’a pas encore donné sa position à ce jour (17/11/2017).
  • Nous avons récemment contacté le Crédit Maritime, qui fait partie du même groupe que le Crédit Coopératif, pour tenter de remplacer ce dernier. Le chef d’agence nous a également demandé de diminuer la durée de remboursement à 12 ans pour la part non couverte par la NEF. Le cabinet comptable est sur le coup.

A ce jour, notre financement n’est donc pas bouclé. Je commence à être un peu inquiet, et à envisager de démarrer sur une structure plus légère afin de diminuer les budgets terrassement et serre. Cependant, ces travaux ajoutés au futurs travaux d’agrandissement représenteraient au final un budget plus important que si tout est fait en une fois, et nous obligerait à subir des travaux en cours de production, qui risquent de nuire à l’activité.

Nous vous tiendrons au courant des développements de cet aspect du projet au fur et à mesure.

 

Le 5 décembre, une très bonne nouvelle

Ce 5 décembre 2017, nous avons reçu une réponse positive d’une banque concernant le financement de notre projet. Nous espérons en recevoir d’autres, mais cette bonne nouvelle nous permet d’être sûrs que la Ferme Aquaponique du Cotentin verra le jour!

Commencent donc les formalités: inscription au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de la Chambre d’Agriculture de Saint Lo, signature des différents documents concernant le financement, dépôt de la Déclaration de Travaux en mairie pour la création des serres, montage des dossiers de demandes de subventions, achat du terrain (s’agissant d’une parcelle agricole, la SAFER a deux mois pour préempter le terrain).

On vous tiendra au courant sur cette page, restez connectés !!